Rapport de la campagne Octobre Rose 2025

Un film pour réveiller les consciences

Cette année, Dar Zhor a choisi de frapper fort avec un film de sensibilisation qui sera diffusé sur ses réseaux sociaux et proposé aux chaînes de télévision aux heures de grande écoute.

Un film qui s’adresse directement aux femmes, à leurs mères, à leurs sœurs, à leurs filles, à toutes celles qui hésitent encore à consulter. Le message est simple et vital : Au moindre signe, consultez. N’attendez pas. Demandez un avis. Et si le doute persiste, cherchez un deuxième avis. Votre vie est entre vos mains.

Devenir actrices de leur santé

À 25 ans déjà, une femme doit connaître ses seins, apprendre les bons gestes d’autopalpation, reconnaître les signes d’alerte. Dès 45 ans, elle doit réaliser une mammographie tous les deux ans. Il ne s’agit pas de peur, mais de pouvoir. Car chaque femme peut être actrice de sa santé et agir pour sa vie.

Lever les tabous par la création et la solidarité

Au-delà de la maladie, Dar Zhor ouvre des espaces où l’art devient soin, où la souffrance se transforme en force. Cette année, des patientes atteintes de cancer du sein montent sur scène avec une pièce bouleversante : « Bnât Dar Zhor ».

Elles y racontent leur vécu, leur courage, leurs rêves. Elles montrent que la maladie ne les définit pas, qu’au cœur de l’épreuve peut naître la solidarité, la dignité, l’humour et l’espérance.

Le cancer du sein, une urgence nationale

Chaque année au Maroc, près de 13 000 femmes apprennent qu’elles ont un cancer du sein. Et 4 000 en meurent. Derrière ces chiffres terribles, ce sont des vies bouleversées, des familles déchirées, des destins interrompus. Pourtant, nous le savons : détecté tôt, le cancer du sein se soigne, et dans bien des cas, il se guérit.

De plus, des témoignages poignants de patientes marocaines ayant traversé l’épreuve du cancer du sein viendront humaniser et rendre plus tangible l’importance d’un dépistage précoce et d’un suivi adapté.

En parallèle, Dar Zhor intensifie sa présence visuelle avec une vaste campagne d’affichage urbain dans certaines grandes villes du Maroc et sur les bus de Casablanca.

Cancer et travail : briser la double peine

Mais nous ne pouvons taire une autre injustice : trop de femmes sont licenciées parce qu’elles se soignent. Parce qu’elles s’absentent pour leurs traitements, on les écarte, comme si elles n’avaient plus leur place. C’est une double peine : la maladie et l’exclusion. Avec nos partenaires, nous portons ce combat. Car un cancer n’est pas une fin de vie professionnelle, c’est un passage douloureux qui appelle soutien, aménagements et dignité.

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