Témoignages

Qui est à l’origine de Dar Zhor ? Pourquoi avoir décidé de créer cette association ?

Véritable traumatisme, le cancer génère angoisse, douleur, bouleversements familiaux, sociaux et professionnels. Tout au long de la maladie, les personnes touchées se retrouvent confrontées à leur mortalité, et quelque soit leur contexte familial et social, à une forme de solitude face aux ressentis physiques et émotionnels. Pour avoir personnellement vécu le cancer, les trois fondatrices de l’association Dar Zhor savent à quel point le chemin de la maladie est ardu, et comme il est salutaire d’avoir recours à un accompagnement pour restaurer son bien-être physique et émotionnel. Dans une quête de sens et d’empreinte associative, elles ont souhaité ouvrir une première maison de soutien et de ressourcement pour femmes et hommes, hors hôpital consacrée à la qualité de vie pendant et après le cancer, quelque soit le type de cancer. De nombreuses études scientifiques confirment l’impact bénéfique du soutien sur l'amélioration de la qualité de vie, la diminution des risques de récidive mais aussi sur l’augmentation de la durée de survie. Dar Zhor est un centre qui contribue à la prise en charge globale des personnes atteintes de cancer, en dehors des structures de soins médicaux. Pendant et après leur traitement, ces personnes peuvent y trouver réconfort, partage et information à travers les activités proposées (individuelles ou en groupe) : - Accompagnement de mieux être (activités physiques, soins esthétiques, nutrition, soins énergétiques…) - Accompagnement psychothérapeutique (notamment groupe de parole, Hypnose, art thérapie...) - Informations et documentations (conférences, ateliers, livres et brochures informatives)
Dr Myriam Nciri,
Présidente Fondatrice Dar Zhor
Quels sont vos projets futurs ? (Nouvelles activités, agrandissement...)

D'abord, il faut oser parler du Cancer et lever le tabou ... Ce ne doit plus être une maladie honteuse, ni cachée .... Le cancer n'est pas contagieux ... Nous avons donc un travail de communication important à réaliser. Notre mission est aussi de sensibiliser les personnes touchées par un cancer sur le bénéfice d'une oncologie intégrative, utilisant conjointement les traitements spécifiques du cancer et des soins de soutien pour obtenir , une meilleure qualité de vie pendant et après les traitements et un meilleur taux de guérison. Nous souhaitons que dès la consultation d'annonce , et lorsque le médecin oncologue présente le plan de traitement , il souligne l'intérêt des soins de soutien et l'importance d'en bénéficier rapidement . Notre projet pour 2019, est d'acquérir notre propre maison car aujourd'hui nous sommes hébergés par un partenaire, l'hôtel Suisse à Casablanca. D'autres " Dar Zhor " devraient voir le jour par la suite dans les grandes villes du Maroc à proximité des centres de cancérologie.
Dr Myriam Nciri,
Présidente Fondatrice Dar Zhor
Le cancer est-il encore tabou au Maroc ?

Depuis plus d'une année maintenant je côtoie ces personnes courageuses et remarquables qui luttent quotidiennement pour traverser l'épreuve du cancer. Au cours de nos nombreuses rencontres il est apparu effectivement beaucoup d'ambivalences au sujet de cette maladie. Le mot fait d'abord très peur ! Je ne sais pas si on peut parler de tabou à proprement parler car souvent la maladie a pu être nommée mais il est clair que la gêne liée à cette maladie est omniprésente: celle du regard de l'autre, celle d'infliger à sa famille des inquiétudes, celle de partager son désarroi et sa souffrance à ses proches, celle de ne pas se sentir comprise et pleinement respectée dans ses besoins, celle d'affronter les changements physiques qui résultent parfois des traitements, celle de ne pas être soutenu dans le nouveau mode de vie que la maladie impose. S'il y a un tabou, il est plutôt dans la nouvelle façon de vivre qu'elles aimeraient adopter mais qu'elles n'osent parfois pas communiquer et qui demande un travail en profondeur pour s'autoriser à dire non aux choses qu'elles ne veulent plus, à accepter de poser leurs limites, de se remettre au centre de leur vie, d'arrêter de vouloir être parfaite en toute chose, de ne plus porter autant de responsabilités, d'apprendre à se préserver, à se faire plaisir, d'arrêter de vouloir répondre à toutes les demandes surtout celles auxquelles elles n'ont pas envie de répondre. L'image et les conventions sociales sont très fortes et c'est très difficile pour elles de pouvoir se protéger des sollicitations extérieures. Donc le tabou se trouve aussi dans le fait qu'elles n'osent pas toujours assumer le fait que ce sont dorénavant des personnes différentes, dans le sens où il y a un avant et un après la maladie. En effet, les prises de conscience permises par la maladie et liées souvent à leur état d'esprit, à la manière dont elles aimeraient dorénavant vivre leurs vies, à leurs désirs profonds sont encore difficilement partagées. Le cancer est clairement mieux assumé et vécu lorsqu'un soutien émotionnel est possible autant par des professionnels de la relation d'aide que par d'autres personnes atteintes de cancer. Les personnes concernées nous disent ressentir un soutien très important lors des échanges et des ateliers au sein de Dar Zhor. Elles peuvent ainsi sans retenue partager leurs émotions, livrer leur peine et leurs peurs, celles qu'elles n'osent pas exprimer ailleurs. Elles se sentent comprises et moins seules dans l'épreuve lorsqu'elles reçoivent le témoignage des autres participantes. Le fait d'être entre elles leur permet de se soutenir mutuellement. Chacune étant dans un stade différent de la maladie cela leur permet de voir et d'appréhender différemment l'évolution des choses, plus positivement. Elles se soutiennent lorsqu'une personne flanche, les témoignages permettent de relativiser. Le fait d'oser dans ce cercle privilégié parler de leurs envies, de leur désir, leur permet progressivement d'intégrer une nouvelle façon de vivre les choses et de s'autoriser progressivement les changements d'attitudes salutaires et bénéfiques pour leur vie.
Kenza Belghiti,
Intervenante Dar Zhor en Art Thérapie
DAR ZHOR, Une expérience pilote dans le parcours de soin de la guérison du cancer.


DAR ZHOR a adopté une approche holistique (groupes de paroles, psychothérapie énergétique, art thérapie, yoga, autohypnose, chi Kong, pour s’inscrire dans le processus d’accompagnement des personnes atteintes de cancer. « L’Esperance de guérir est déjà la moitié de la guérison » disait Voltaire. A travers ses différentes activités complémentaires, Dar ZHOR insuffle un état d’esprit qui permet à la personne malade de mobiliser ses ressources, pour adopter de nouvelles attitudes face à sa maladie, à son environnement familial et professionnel, au final de devenir un partenaire actif de sa guérison, partager leurs expériences, leurs doutes, leurs questionnements sur les effets des traitements, échanger avec d’autres personnes confrontées à des expériences similaires, rompre leur isolement, être enfin écoutés avec bienveillance et en toute confidentialité, tel est l’objectif de ces différents ateliers de DAR ZHOR , pour permettre de changer le psychisme des participantes qui y assistent, et par voie de conséquence, d’améliorer leur état de santé. A la lumière de mon accompagnement de l’atelier psycho énergétique depuis une année, les thématiques soulevées par les participantes sont parfois de nature existentielle telle la relation à la mort, mais sont surtout inhérentes au problème de la douleur suite à une ablation d’un sein, à la lourdeur de certaines opérations chirurgicales, à la relation de couple, à l’impact de la maladie sur la sexualité, à la relation à l’environnement familial et professionnel, à la relation au corps et à son image, aux problèmes de l’estime de soi et aux différentes blessures de l’âme telles les blessures de rejet, d’abandon, d’injustice, de trahison, ou à l’impuissance devant certaines situations …

Ce qui me frappe durant toutes ces séances, c’est la volonté des participantes de se battre pour leur guérison, l’amour qui émane d’elles, leurs solidarité chaleureuse et agissante entre elles...
Mon intervention consiste à répondre aux besoins exprimés lors de ces ateliers, à gérer les émotions qui surgissent au fur et à mesure de l’avancement de l’atelier... A l’issue des trois heures de travail intense que dure chaque atelier, la parole se libère comme un torrent, les émotions s’expriment d’une manière fluide, les douleurs s’estompent … on voit à nouveau, les sourires fleurir sur leur visage, les tensions de leur corps se relâcher, un climat d’apaisement s’instaurer et surtout une nouvelle détermination se manifester pour la poursuite de leur combat. Dans un des ateliers, une des participantes qui venait de subir une chirurgie lourde m’a déclaré à la fin de l’atelier en souriant « j’ai oublié que je suis malade ». Un vrai moment de grâce que nous offre notre métier de thérapeute. Ces participantes me donnent lors de chaque accompagnement, une leçon de vie et m’insufflent une énergie qui me permet de transcender mes angoisses pour me centrer in fine sur leur espérance et leur foi dans leur guérison.

Véritable tsunami psychologique et physique pour ces femmes, l’épreuve du cancer leur offre, malgré la dureté de l’épreuve, l’opportunité de se reconstruire autrement en acceptant de réhabiliter leur féminité et leur nouveau projet vie. Je suis convaincu que l’expérience pilote de Dar Zhor jouera un rôle d’entrainement dans le paysage futur de ces parcours de soins du cancer et ce pour le bien de toute la communauté.
Jamal Agzenaï,
Psychothérapeute
En quoi l’association Dar Zhor vous a-t-elle aidée dans votre combat contre le cancer ?

L’association Dar Zhor m’a aidé à retrouver des personnes dans l’épreuve comme moi qui ont fini le traitement et qui trainent les difficultés liées à la maladie, qui se battent comme moi pour accepter les mois de stress et le traumatisme psychique et physique que notre corps a subi ainsi que les défis que nous avons surmontés, instinct de survie oblige !

C’est un grand plaisir de rencontrer des guerrières comme moi avec qui je peux parler du cancer sans chercher à expliquer ce que ça fait de perdre ses cheveux, de voir ses sourcils s’estomper, son corps changer, d’affronter vite la maladie quand on vous annonce une mort éventuelle. D’autre part, les ateliers auxquels j’ai assisté sont de très haut niveau, n’ayant pas arrêté le travail, je n’ai pu assister qu’à deux ateliers, qui ont eu sur moi un effet miraculeux !

Bien plus que des psys ou des coachs, toutes les personnes de l’association sont des déesses, de la chargée de coordination Mme Halfi, à l’animatrice du groupe Mme Nciri et bien sûr Mme Kenza Belghiti l’art thérapeute, ces dames sont d’une âme guérisseuse, d’un pouvoir divin, d’un cœur bon et fort, elles nous soufflent la vie avec une énergie nouvelle, saine et positive. Je suis indéfiniment reconnaissante de ce qu’elles font.
Interviewée
Patiente Dar Zhor souhaitant garder l’anonymat
En quoi l’association Dar Zhor vous a-t-elle aidée dans votre combat contre le cancer ?

L’association Dar Zhor m’a aidé à retrouver des personnes dans l’épreuve comme moi qui ont fini le traitement et qui trainent les difficultés liées à la maladie, qui se battent comme moi pour accepter les mois de stress et le traumatisme psychique et physique que notre corps a subi ainsi que les défis que nous avons surmontés, instinct de survie oblige !

C’est un grand plaisir de rencontrer des guerrières comme moi avec qui je peux parler du cancer sans chercher à expliquer ce que ça fait de perdre ses cheveux, de voir ses sourcils s’estomper, son corps changer, d’affronter vite la maladie quand on vous annonce une mort éventuelle. D’autre part, les ateliers auxquels j’ai assisté sont de très haut niveau, n’ayant pas arrêté le travail, je n’ai pu assister qu’à deux ateliers, qui ont eu sur moi un effet miraculeux !

Bien plus que des psys ou des coachs, toutes les personnes de l’association sont des déesses, de la chargée de coordination Mme Halfi, à l’animatrice du groupe Mme Nciri et bien sûr Mme Kenza Belghiti l’art thérapeute, ces dames sont d’une âme guérisseuse, d’un pouvoir divin, d’un cœur bon et fort, elles nous soufflent la vie avec une énergie nouvelle, saine et positive. Je suis indéfiniment reconnaissante de ce qu’elles font.
Interviewée
Patiente Dar Zhor souhaitant garder l’anonymat
L’association Dar Zhor m’a aidé à retrouver des personnes dans l’épreuve comme moi qui ont fini le traitement et qui trainent les difficultés liées à la maladie, qui se battent comme moi pour accepter les mois de stress et le traumatisme psychique et physique que notre corps a subi ainsi que les défis que nous avons surmontés, instinct de survie oblige !

C’est un grand plaisir de rencontrer des guerrières comme moi avec qui je peux parler du cancer sans chercher à expliquer ce que ça fait de perdre ses cheveux, de voir ses sourcils s’estomper, son corps changer, d’affronter vite la maladie quand on vous annonce une mort éventuelle. D’autre part, les ateliers auxquels j’ai assisté sont de très haut niveau, n’ayant pas arrêté le travail, je n’ai pu assister qu’à deux ateliers, qui ont eu sur moi un effet miraculeux !

Bien plus que des psys ou des coachs, toutes les personnes de l’association sont des déesses, de la chargée de coordination Mme Halfi, à l’animatrice du groupe Mme Nciri et bien sûr Mme Kenza Belghiti l’art thérapeute, ces dames sont d’une âme guérisseuse, d’un pouvoir divin, d’un cœur bon et fort, elles nous soufflent la vie avec une énergie nouvelle, saine et positive. Je suis indéfiniment reconnaissante de ce qu’elles font.
Interviewée
Patiente Dar Zhor souhaitant garder l’anonymat
Quelles activités ont été les plus bénéfiques ?

Le groupe de parole m’a été bénéfique parce que le fait de parler de ce qui s’est passé et de ce qui se passe par rapport au cancer et d’écouter d’autres femmes relayer leur histoire me lie à elles, on voit aussi qu’on n’est pas seule, nous sommes comme les autres, d’autres femmes ont vu pire, d’autres ont dépassé ça facilement et sont sur autres choses. Et ça soulage énormément ! En parlant à une dizaine de personnes partageant les mêmes peines, ayant vécu les mêmes peurs, ayant dépassé la même chose et étant entrain de se battre pour un retour de vie normal aide beaucoup à s’accepter comme on est, à voir l’instant présent et à en profiter, avec ces gens. Je pense que quoi que les autres fassent, rien ne vaut ceux qui ont vécu la maladie pour aider à aller mieux ! L’Art Thérapie m’a été d’une grande inspiration et d’un grand soulagement, ça m’a aidé à voir mes sentiments et mes émotions, mes pensées aussi par rapport à mon corps, à transposer ce que je ressens et ce que je veux. La thérapeute est magnifique, les filles avec qui j’ai partagé l’atelier sont fabuleuses, il y avait une énergie positive, une chaleur humaine incroyable, la séance était pleine de partage et d’émotion, de découverte, je regarde toujours mon « dessin » pour m’inspirer et me réorienter.
Interviewée
Patiente Dar Zhor souhaitant garder l’anonymat
Concernant les activités dont j’ai bénéficié : par rapport à mes contraintes, j’ai choisi, pour commencer une seule activité : le groupe de parole. Cette activité est bénéfique pour moi car elle me permet de parler des difficultés de la vie qui me freinent, me laissent avoir des émotions désagréables. Le plus important, c’est l’intervention du psychothérapeute qui m’aide à prendre conscience du vrai problème et d’’intégrer des concepts qui me permettent de voir le problème sous un autre angle de vision et pouvoir ainsi, y trouver de « vraies » solutions. Un autre atelier que j’ai découvert dernièrement, c’est l’Art Thérapie. Je l’ai apprécié car il me permet de me libérer autrement que par mes propres mots et ce en utilisant la peinture même si je ne sais pas dessiner.
Interviewée
Patiente Dar Zhor souhaitant garder l’anonymat
Est-il plus facile de partager son expérience avec d’autres patients plutôt qu’avec son entourage ? Pourquoi ?

C’est beaucoup plus facile de partager son expérience avec d’autres patients qu’avec son entourage parce que d’abord nous cherchons à rassurer notre entourage, donc à la base on tait nos peurs et nos inquiétudes, c’est pourquoi je recommande que les patients contactent l’association dès l’annonce, et pendant le traitement. Notre entourage ne pourra qu’imaginer ce que nous ressentons, c’est beaucoup plus facile à parler des gens qui ont vécu la même chose. En racontant notre maladie en 3 minutes avec ceux qui l’ont vécu, on se passe des détails inutiles, avec l’entourage, c’est différent. Notre entourage nous aide certes mais pas de la même manière. L’association est composée de professionnels qui savent communiquer, qui connaissent la maladie et savent accompagner, ce qui n’est pas le cas de l’entourage.
Interviewée
Patiente Dar Zhor souhaitant garder l’anonymat
Oui, je trouve qu’il est plus facile de partager son expérience avec d’autres patientes plutôt qu’avec son entourage car avec l’entourage, dans la majorité des cas, on trouve ou on sent, soit l’« évitement », soit la souffrance en silence, soit la pitié, soit le sentiment d’impuissance…Alors que quand on partage avec d’autres patientes, on trouve ou on se sent dans chaque expérience un partie de notre propre expérience. C’est vrai qu’il y a des expériences plus dures. Mais avec l’aide du psychothérapeute, au lieu de rester concentré sur la maladie, chacune de nous, selon le contexte, essaye de comprendre ce qui doit être changé car, comme le psychothérapeute nous le dit souvent : la maladie arrive pour forcer la personne à changer quelque chose qui ne va pas
Interviewée
Patiente Dar Zhor souhaitant garder l’anonymat
Que diriez-vous à d’autres personnes atteintes d’un cancer qui ne connaissent pas Dar Zhor ?
Je vous prie de partager ces témoignages sur tous vos supports de communication, je serai contente de montrer ce que vous faites à d’autres malades ou anciennes malades. Je vous prierai seulement de garder l’anonymat.
Interviewée
Patiente Dar Zhor souhaitant garder l’anonymat
Ce que je dis à d’autres femmes atteintes d’un cancer et qui ne connaissent pas Dar Zhor : C’est vrai que Al Hamdou Li Allah la foi en Dieu nous sauvent toutes. Mais venez à Dar Zhor pour ne pas vous apitoyer sur votre sort mais pour rencontrer des femmes courageuses et fortes qui sont nourries par la volonté de vouloir donner une meilleure qualité à leur vie après le cancer
Interviewée
Patiente Dar Zhor souhaitant garder l’anonymat